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ROBERTO ALAGNA


Né le 7 juin 1963 à Clichy-sous-bois dans la région parisienne, Roberto Alagna est le fils de parents immigrants siciliens. Il débute sa carrière de ténor en 1988 en incarnant le rôle d’Alfredo Germont dans La Traviata de Verdi. Il livre ensuite de très nombreux albums, tout en se produisant sur les scènes du monde entier. On lui doit notamment les opus Airs d’Opéra ou Nessun dorma. Son dernier disque en date, paru en 2006, s’intitule Tenor. Ce dernier regroupe les plus célèbres extraits de l\'opéra italien et français. La même année il livre le disque Viva opera ! La carrière de Roberto Alagna a des airs de roman. Né en France dans une famille sicilienne tout le monde chante, il se découvre très jeune une vocation de chanteur. Pendant des années, il chante le soir dans les cabarets en s’accompagnant à la guitare. Son jardin secret, c’est l’opéra, et son idole, c’est Pavarotti. Aussi, lorsque le ténorissimo vient à Paris signer des dédicaces dans un grand magasin, le jeune Alagna se glisse dans la foule, parvient à l’approcher, à lui dire quelques mots. Les mots justes, sans doute, car le voici invité à une audition par le maestro. Il s’y rend, et gagne son billet pour la finale du Concours Pavarotti à Philadelphie. Qu’il remporte. Nous sommes en 1988, il a vingt quatre ans. La voix d’Alagna alors est celle du ténor lyrique italien rêvé. Glyndebourne le veut en Alfredo de La Traviata. Puis ce sera Monte Carlo, et très vite La Scala. Le Duc de Mantoue (Rigoletto), Alfredo (La Traviata), Rodolfo (La Bohème) le font découvrir au monde. En quelques années, il se fait acclamer sur toutes les grandes scènes internationales, de New York à Vienne et Londres. En 1994, sa prise de rôle du Roméo de Gounod (Roméo et Juliette) est un coup de tonnerre. Sa diction, sa noblesse dans le chant français le font entrer de droit dans l’histoire de l’opéra. En 1995, il reçoit pour cette incarnation la plus haute distinction théâtrale britannique, le Prix Laurence Olivier. Fêté dans le répertoire italien, il devient unique et indispensable dans le répertoire français. Il fait renaître Don Carlos en français en 1996, puis interprète Des Grieux, Werther, Faust, Don José et même Edgard de Lucie de Lammermoor avec un succès constant. Dans les années 2000, il ajoute à son répertoire les maîtres-rôles de l’opéra italien et poursuit avec enthousiasme son exploration des rôles français, notamment la redécouverte d’opéras oubliés. A cette curiosité répond celle de compositeurs contemporains : Vladimir Cosma lui écrit sur mesure le rôle de Marius dans Marius et Fanny créé à Marseille en 2007 avec son épouse Angela Georghiu, et son frère David écrit pour lui Le Dernier Jour d’un Condamné, créé en septembre de la même année. Son agenda pour les années à venir comporte des prises de rôle majeures. Il y a fort à parier qu’il y ajoutera les idées imprévisibles et les coups d’audace qui, depuis ses débuts, font de son itinéraire artistique une incomparable aventure.

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